
Diego était un beau mâle et il le savait. Diego avait une maîtresse.
Elle s’appelait Loona.
Dès leur premier câlin, elle lui avait chuchoté de sa voix douce que Loona signifiait « amour » dans une langue ancienne dont il avait oublié le nom.
Leur rencontre, un matin de printemps, avait été assez banale. Loona lisait du Baudelaire assise sur un banc à l’ombre d’un chêne dans un jardin public. Diego l’avait aperçue au loin. Il s’était approché doucement et l’avait abordée avec légèreté, sans la brusquer, comme il savait si bien le faire.
Dès la première caresse de Diego sur ses jambes, Loona lui avait voué un amour inconditionnel. Son cœur s’était emballé comprenant qu’ils étaient « félin » pour l’autre.
Et ce vagabond de Diego s’était installé chez Loona pour ne plus en repartir.
Il avait fallu seulement quelques heures pour que la jeune femme ne puisse plus se passer de lui. Le minou savait y faire !
Confidences sur l’oreiller dès l’aube. Moment magique à deux mains et quatre coussinets sur fond de ronrons langoureux. Et Loona de s’extasier que jamais elle n’avait caressé de poils aussi doux !
Touche d’espièglerie le soir avec un Diego courant d’un bout à l’autre de l’appartement et sautant allègrement sur les meubles avant de faire ami-ami avec sa dulcinée sur le canapé devant un bon film. Et chaque samedi soir, revoir ensemble Les Aristochats.
Diego vivait sa huitième vie. L’avant-dernière !
Frédérique Guillaumat, avec l’aide précieuse des amis de F et M écriture créative.
