🔸 Terminer l’année le cœur rempli de belles histoires, comme nous l’avons commencée. Laisser voguer notre imaginaire et emporter avec nous les moussaillons de notre petit collectif d’écrivants. Et parce que le grand large ouvre l’appétit, déguster les mets partagés en regardant les vagues se casser sur le littoral. Mélissa et Frédérique vous invitent à ce moment créatif et chaleureux et chacun emmène son petit nécessaire à pik-nik (chaise, saisie, chapeau, parasol si besoin, anti-moustique, petite vaisselle lavable, boisson et repas). Le lieu sera communiqué aux inscrits une semaine avant l’atelier. L’atelier est au tarif de 10 €.
🔸 Les Palabres Nouvelles font suite aux précédentes de 2013 à 2020. « Un jeudi sur deux, dans un bar au bord de l’Océan Indien, six personnes se retrouvaient. Certains commandaient un verre de jus de fruits frais, d’autres une bouteille d’eau pétillante, les derniers du vin. Tous écrivaient. », dit le blog créé à cet effet : https://palabresreliees.wordpress.com/.
De la convivialité, de la bienveillance, de l’humour, et un brin (ou plus) de folie !
Pour cette édition parfumée aux embruns, pour réserver et régler votre participation, envoyez un e-mail : melissa.cadarsi@gmail.com .
Pour patienter jusqu’aux prochaines Palabres Nouvelles, nous vous invitons à une balade sur notre blog. Vous avez envie d’en savoir plus… Lisez donc ci-dessous.
🔸 Après une rentrée d’écriture en fanfare le 6 septembre, nous avons le plaisir de vous inviter à participer à notre nouvelle séance. Mélissa animera un atelier sur le thème « Saluer ». Grâce à des extraits de romans de haut vol, et autres objets insolites, nous explorerons le salut sous toute ses formes. Vous pourrez d’ailleurs saluer à votre façon en nous rejoignant, avec un bonjour fourmi-nuscule comme dirait ma fille, ou une bise généreuse à chaque participant (quelques idées amusantes ou encore ce livre, écrit par une réunionnaise Avé César). L’atelier sera au tarif de 10 €.
🔸 Les Palabres Nouvelles font suite aux précédentes de 2013 à 2020. « Un jeudi sur deux, dans un bar au bord de l’Océan Indien, six personnes se retrouvaient. Certains commandaient un verre de jus de fruits frais, d’autres une bouteille d’eau pétillante, les derniers du vin. Tous écrivaient. », dit le blog créé à cet effet : https://palabresreliees.wordpress.com/.
De la convivialité, de la bienveillance, de l’humour, et un brin (ou plus) de folie !
Pour cette édition spéciale, pour réserver et régler votre participation, envoyez un e-mail : melissa.cadarsi@gmail.com .
Pour patienter jusqu’aux prochaines Palabres Nouvelles, nous vous invitons à une balade sur notre blog. Vous avez envie d’en savoir plus… Lisez donc ci-dessous.
🔸 Comment retrouver à la rentrée le pep’s qui vous permettra d’affronter cette nouvelle année avec énergie et sérénité ? Dans la continuité des ateliers d’écriture « Palabres Nouvelles », Frédérique vous propose un nouvel atelier sur le thème « Correspondances ». Nous nous assurerons que l’affranchissement respecte le tarif en vigueur… Amenez vos stylos… et votre créativité. Comme le facteur, on vous fera sûrement quelques surprises ! Tarif : 10 €.
NB : Sur la photo, figure le beau papier à lettres acheté par Frédérique dans la boutique Carré d’Encre à Paris.
🔸 Les Palabres Nouvelles font suite aux précédentes de 2013 à 2020. « Un jeudi sur deux, dans un bar au bord de l’Océan Indien, six personnes se retrouvaient. Certains commandaient un verre de jus de fruits frais, d’autres une bouteille d’eau pétillante, les derniers du vin. Tous écrivaient. », dit le blog créé à cet effet : https://palabresreliees.wordpress.com/.
De la convivialité, de la bienveillance, de l’humour, et un brin (ou plus) de folie !
Pour cette édition spéciale, pour réserver et régler votre participation, envoyez un e-mail : guillaumat.f@gmail.com .
Pour patienter jusqu’aux prochaines Palabres Nouvelles, nous vous invitons à une balade sur notre blog. Vous avez envie d’en savoir plus… Lisez donc ci-dessous.
Un samedi matin de septembre, mes pas m’ont guidée de la gare du Havre au MUMA, petit nom affectueux que les havrais donnent à leur Musée d’Art Moderne André Malraux.
Face à la mer, le MUMA habillé de blanc et de larges baies vitrées vient égayer les immeubles aux façades beiges et aux balcons noirs du quartier.
Ciel un peu couvert, quelques gouttes de pluie – la farine comme on dit sur mon île – et une légère brise.
Le vent, le vrai, je l’ai trouvé dès l’entrée du musée. Il s’affichait en grandes lettres noires sur une vitre : « LE VENT – Cela qui ne peut être peint – 25 juin au 2 octobre 2022 ».
Tout était dit ! Je venais admirer celui qu’on ne peut pas peindre.
Intriguée et ravie de l’être, j’ai commencé à déambuler jusqu’à ce tableau au charme un peu désuet avec son cadre aux moulures dorées.
En bas à gauche, la signature du peintre de cette huile sur toile : D. Etcheverry. Signature qui a attiré mon attention avec son écriture un peu enfantine et ce petit trait de peinture noire qui la souligne.
Je ne lis surtout pas le cartel ! Je veux imaginer.
Imaginer cette plage au sable brun bretonne ou normande.
Imaginer la saison, l’automne sans doute, à voir les vêtements que portent les personnes venues là profiter d’une dernière bolée d’air vivifiant avant les frimas de l’hiver. Chacun porte vestes, gilets comme on irait se promener dans les rues de la station balnéaire plutôt que sur la plage.
Et cette femme au centre du tableau qui semble retenir d’une main sa longue robe blanche soulevée par le vent et de l’autre main son chapeau dont le même vent aimerait s’emparer pour respirer le parfum de ses cheveux.
Le vent a déjà emporté le canotier de ce monsieur, ce parasol rouge et rose qui semble voler sur la plage et dont ne sait plus à qui il appartient. Au large, il bouscule les nuages.
Ce vent invisible dont je ressens le souffle à l’abri dans ce musée à l’air aseptisé par la climatisation.
Le vent, celui que l’artiste ne peut pas peindre, et qui est pourtant bien là.
Je le vois Denis, le peintre, s’accrocher à sa toile. Il tente de retenir ses pinceaux s’envolant les uns après les autres. Le brun du sable, le rose du parasol, le gris des nuages… Il ne lui reste en main que le blanc pour achever de peindre le chapeau de la femme avant qu’il ne s’envole lui aussi.
Là, devant ce tableau, dans ce musée à l’abri du bruit du monde, j’aimerais soudain être emportée par un vent facétieux.
J’en oublie de lire le cartel qui m’aurait raconté que cette huile sur toile « Coup de vent à Trouville » de Denis Etcheverry a été peinte avant 1907. J’aurais aimé cette imprécision. Comme si le vent avait aussi balayé les années de la vie du peintre.
Je repense souvent à cette œuvre, à ce qu’on ne peut pas peindre et qui est pourtant si présent. A ces mots qu’on ne peut pas écrire parfois et qui sont si pesants.
Ce samedi de septembre 2022, je n’ai eu qu’un regret en quittant le musée. Que la météo soit trop clémente. Que le vent ne se déchaine pas sur les plages et dans les rues du Havre.
Frédérique Guillaumat
Texte écrit lors de l’atelier d’écriture « Ecrire l’art, mon musée idéale » d’Aleph Ecriture animé par Françoise Khoury.
🔸 Atelier en présentiel « Palabres Nouvelles », le samedi 4 novembre 2023 à Saint-Denis (La Réunion). Attention pour les habitués : changement de lieu. Les ateliers se déroulent maintenant dans le quartier du Bas de la Rivière. Informations pratiques et nouvelles modalitéssur notre site.
🔸 Les ateliers, d’une durée de 2 h, sont au tarif de 20 € 🔸 6 participants maximum pour les ateliers en ligne.
Agitatrices de mots et de créativité, Frédérique et Mélissa animent des ateliers d’écriture créative depuis plusieurs années sur leur île, à La Réunion, et en ligne via Zoom. N’hésitez pas à les rejoindre sur leur groupe privé Facebook L’Instant Plume pour retrouver leurs propositions créatives et y participer si le coeur vous en dit.
Envie de savoir pourquoi Frédérique se lève à 5 h 30 presque tous les matins ?
Elle l’a raconté aux auditrices et auditeurs de France Inter, le vendredi 8 septembre. Podcast de l’émission « Déjà debout » du 8 septembre 2023 à retrouver sur le site de la Radio France.
✒️ NOS ATELIERS D’ECRITURE D’OCTOBRE EN LIGNE ET A LA REUNION
🔸 Atelier en présentiel « Palabres Nouvelles », le samedi 7 octobre 2023 à Saint-Denis (La Réunion). Attention pour les habitués : changement de lieu. Les ateliers se déroulent maintenant dans le quartier du Bas de la Rivière. Informations pratiques et nouvelles modalitéssur notre site.
🔸 Les ateliers, d’une durée de 2 h, sont au tarif de 20 € 🔸 6 participants maximum pour les ateliers en ligne.
Agitatrices de mots et de créativité, Frédérique et Mélissa animent des ateliers d’écriture créative depuis plusieurs années sur leur île, à La Réunion, et en ligne via Zoom. N’hésitez pas à les rejoindre sur leur groupe privé Facebook L’Instant Plume pour retrouver leurs propositions créatives et y participer si le coeur vous en dit.
Le mariage et son bouquet que la mariée jette aux invitées.
Certaines se précipitent pour le récupérer et, comme le veut la tradition, se marier dans l’année.
Certaines cachent leurs mains derrière leur dos pour ne pas céder à la tentation.
Certaines sont déjà loin, près du buffet une coupe de champagne à la main.
Le mariage dont on rêve ou pas.
Le mariage que l’on fait ou pas.
Le mariage qu’on prépare pendant des mois ou pas.
Le mariage pour lequel on s’endette ou pas.
Le mariage auquel on sera témoin ou pas.
Le mariage ou les mariages de sa vie, ou pas.
Et ce couple de mariés en sucre qui trône sur la pièce montée et qui fondra instantanément dans la bouche d’un enfant sage tout à l’heure.
Ou ce couple de mariés en plastique qui trône sur cette autre pièce montée. Ils ont opté pour le plastique parce qu’ils ont trop souvent entendu dire « Allez jouer sous la pluie les enfants, vous n’êtes pas en sucre ! ». Ce couple plastifié qui trônera ensuite pendant des années sur le buffet de la salle à manger et déteindra au fil du temps.
Je me suis mariée un jour de mai, dans une autre vie. Je portai un tailleur pantalon rouge et monsieur le maire cherchait une mariée vêtue d’une robe blanche parmi les invités.
Je me suis mariée un jour de mai, dans une autre vie. Et j’ai repensé à ce jour-là récemment en prenant une photo des fleurs d’oignons verts semés dans mon jardin. J’ai trouvé qu’elles ressemblaient à un bouquet de mariée !
Allez savoir pourquoi !
Les chemins de la vie et de l’écriture créative sont parfois impénétrables.
Frédérique Guillaumat, heureuse co-fondatrice avec Mélissa Cadarsi, de F et M, écriture créative.
Vie qui surgit, crie puis s’insurge Tâtonne, rampe et s’élance S’infantilise, s’adolescence, s’adulte.
Vie qui travaille, gagne ou perd Consomme, cumule, déshérite Trie, pollue, recycle.
Vie qui dicte, trace, efface Tente, hésite et résiste Sauve, tue, parfois pardonne.
Vie qui grandit, vieillit, se racornit Se grippe, s’agrippe et s’effrite Se souvient, oublie, renie.
Vie qui s’éternise, se fatigue, s’épuise S’enterre ou brûle par les deux bouts Vies qui continuent.
Frédérique Guillaumat Co-fondatrice avec Mélissa Cadarsi, de F et M écriture créative.
🔸 Agitatrices de mots et de créativité, nous animons des ateliers d’écriture en ligne et en présentiel sur notre île, La Réunion. Nous publions également nos écrits sur notre blog.
🔸 Pour découvrir nos ateliers parfois gratuits, parfois payants, c’est par ici.
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Avec lui, j’en avais déjà vu des vertes et des pas mûres mais là, c’était le bouquet !
Je pensais très fort « Ne ris pas, Edith »… puis « Ne pleure pas, Edith ! ».
Il était si fier de lui en déposant le plat sur la table et en m’annonçant qu’il n’avait pas prévu d’entrée pour que nous puissions faire honneur au plat principal. C’était bien lui ça : direct au plat principal sans préliminaires !
Devinez quoi ? Non, vous ne devinerez jamais !
Il venait de déposer sur la table un gratin de choux de Bruxelles pour « nous rappeler notre merveilleux voyage de noces en Belgique, ma chérie… ».
Et là, direct, je suis revenue à mes années d’école primaire. Vous ne le saviez peut-être pas mais les choux de Bruxelles sont une fantastique machine à remonter le temps ! J’ai à nouveau senti les choux de Bruxelles tout mous, tous fades, à la couleur douteuse et verdâtre qu’on nous servait à la cantine. De pauvres choux surnageant dans une eau tiédasse.
Ce fut mon premier haut le coeur de la Saint Valentin ! Et puis notre merveilleux voyage de noces à Bruxelles, on peut en parler ! Trois visites à sa mère en quatre jours et de la pluie du matin au soir !
Bon, fais un effort Edith, c’est quand même la Saint Valentin !
🔸 J’ai écrit ce texte lors d’un atelier d’écriture en ligne animé en février 2022 par Mélissa. Je n’avais pas prévu de mettre mes sens sans dessus dessous avec les choux de Bruxelles, souvenirs de mes repas à la cantine ! Mais c’est ça toute la magie de l’écriture créative !