Le blog, Mots à tout va

L’instant plume

🔸 A 56 ans, j’ai encore la chance d’aller à l’école…

… pour animer des ateliers d’écriture dans le cadre de mes activités professionnelles 🙂.

C’est, à chaque fois, un plaisir de retrouver l’ambiance d’une école notamment à l’heure de la « récré » 🏃‍♀️⚽️🤸… malgré le niveau sonore 🙂🙃. Cela me rappelle les jeux de sauts à l’élastique, de billes ou de 1, 2, 3 soleil ☀️ de mon enfance.

Dans deux jours, le lundi 16 août, c’est jour de rentrée scolaire 💼 à La Réunion, où je vis.

A la manière de Georges Perec* et de son inventaire de souvenirs, je me souviens de ma rentrée en Cours Préparatoire, dans une école du quartier de la Grand Mare à Rouen où j’ai grandi.

Je me souviens du bureau en bois avec son encrier et de l’apprentissage de l’écriture à la plume ✒️ avec une enseignante, Mme Torre, proche de la retraite et encore fidèle à cette pratique.

Je me souviens des buvards aux couleurs de l’arc-en-ciel. Je me souviens des tâches d’encre sur les doigts et, parfois, sur la blouse. Je me souviens de l’odeur de cette encre bleue que j’aurais préférée violette.

Le CP évoque aussi pour moi l’apprentissage de la lecture et de l’écriture et notre précieux alphabet ! La magie de ces 26 lettres, accompagnées de quelques accents, traits d’union et apostrophes, permettant d’écrire autant de mots !

J’anime également des ateliers ludiques autour des mots avec des primo-arrivants sur notre belle île et beaucoup sont heureux d’apprendre notre alphabet en s’amusant et de trouver un mot dans un dictionnaire. C’est un tel plaisir de les accompagner à découvrir notre langue et d’apprendre, grâce à eux, un peu les leurs : celles de Mayotte, Madagascar et des Comores.

Si vous nous suivez déjà, vous savez peut-être que, chaque samedi, nous partageons et offrons un jeu d’écriture créative dans le groupe L’instant Plume, à retrouver sur Facebook, par ici : Notre groupe privé L’instant Plume, écriture créative.

Cette semaine, j’ai eu envie de proposer d’imaginer, d’écrire et de partager un abécédaire en commençant par le Z.

Et oui, l’écriture créative, c’est aussi agiter les lettres et les mots et, surtout, s’amuser !

Offrez vous un moment pour vous, pour une pause créative. Laissez vagabonder les mots et votre imagination pour écrire votre liste de mots en Z – à vous de décider si le Z sera au début, au milieu ou à la fin de vos mots…

ou pourquoi pas un petit poème en Z…

ou encore une nouvelle aventure de Zorro, héros des feuilletons télévisés de mon enfance.

Vous pouvez partager vos mots et vos écrits en Z ici, en commentaire de cet article, ou en nous retrouvant dans Notre groupe privé L’instant Plume, écriture créative.

Un petit mot sur nos ateliers d’écriture en ligne avant de vous dire à bientôt. Nos ateliers se déroulent via Zoom et en petit comité afin d’en préserver la convivialité – 6 participants maximum. Pour découvrir ou redécouvrir la magie de l’écriture créative, n’hésitez pas à réserver votre place pour notre prochain atelier que j’aurai le plaisir d’animer, le 9 septembre 2021. Vous pourrez ainsi continuer à bénéficier de notre tarif promotionnel de 15 €.

Pour découvrir cet atelier et réserver votre place, si vous le souhaitez, c’est par ici : atelier d’écriture « Ensemble ».

Frédérique Guillaumat, co-fondatrice avec Mélissa Cadarsi, de F et M, écriture créative.

Envie de vous inscrire à notre newsletter et de recevoir votre cadeau de bienvenue : c’est par là.

Pour nous retrouver sur les réseaux sociaux : * Notre page Facebook – **Notre groupe privé L’instant Plume, écriture créative

* « Je me souviens », livre de Georges Perec publié en 1978 aux éditions Hachette. Il s’agit d’un recueil de bribes de souvenirs échelonnés entre la 10ᵉ et la 25ᵉ année de l’auteur, c’est-à-dire entre 1946 et 1961. « Je me souviens » à la manière de Georges Perec est un jeu d’écriture proposé dans les ateliers d’écriture créative.

📷 libre de droits : Mozlase @Pixabay

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Tout était d’abord une histoire de chaussures…

Tout était d’abord une histoire de chaussures.

Ni Décathlon ou autre grande surface de sport dans les villes à cette époque, les années 1970. L’essayage, le choix et l’achat de chaussures de randonnée se faisaient dans cette boutique aux étagères en bois de cette petite ville de montagne, Guillestre, où nous avions posé tente de camping et bagages la veille.

La plus jeune récupérait les chaussures de la deuxième, la grande cédait ses chaussures à la cadette et il fallait chausser l’aînée que j’étais. Certaines années les chaussures n’ayant pas survécu à deux filles Guillaumat, la petite ressortait aussi  de la boutique chaussée de neuf.

Tout était aussi une histoire de gamelles. Cette dépense comme toutes celles de nos vacances, nous les devions à toutes les gamelles préparées par Maman et emportées par Papa. Les repas froids qu’il mangeait dans son camion le midi pendant que d’autres dépensaient leurs frais de route au restaurant, vous savez les « routiers » qu’on trouvait au bord des grandes nationales. Papa était heureux et fier de ces repas solitaires au cours desquels ses pensées l’emmenaient déjà vers nos prochaines vacances.

Tous ces frais épargnés semaine après semaine pour payer l’essence nécessaire à transporter une famille nombreuse de son plat pays normand à ces si jolies montagnes, pour la location d’un emplacement sur un terrain de camping… Quitter le temps d’un mois l’appartement des onze autres mois, chausser les enfants dont les pieds grandissent si vite…

Tout continuait par une histoire de limonade, pour son goût sucré et pétillant…

Cette limonade bien méritée après quelques heures de marche sur les sentiers… après ce pique-nique de saucisses grillées au bord d’un torrent où nous avions vainement tenté d’arrêter l’eau en construisant un barrage.

S’attabler à une table en bois à la terrasse de ce gîte de montagne, commander des boissons au goût d’exceptionnel, de vacances à la montagne.

Aujourd’hui, je sais exactement d’où me vient mon goût pour la Cot Citron*.

*marque de limonade réunionnaise

Texte écrit par Frédérique Guillaumat en 2014 lors d’un atelier d’écriture et dédié à ses parents qui lui ont appris le goût de la montagne, de l’exceptionnel et de la limonade.

Aujourd’hui, à 56 ans, Frédérique Guillaumat continue à marcher sur les sentiers. Depuis 20 ans, elle vit à La Réunion et c’est sur son île qu’elle pratique la randonnée. Elle aime écrire les souvenirs précieux de son enfance et a fait de sa passion pour l’écriture son métier. Depuis 7 ans, elle anime des ateliers d’écriture créative pour les plus jeunes et les plus grands.

En 2020, elle a fondé, avec Mélissa Cadarsi, F et M, écriture créative afin de proposer une offre d’ateliers en ligne. Si vous avez envie de la retrouver, elle animera le prochain atelier en septembre 2021. Pour découvrir l’offre d’ateliers d’écriture en ligne de F et M, écriture créative, cliquer ici.

*photo libre de droits : @Pixabay.

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Vous prendrez bien une petite madeleine… de Proust ?

J’aurais pu aussi appeler cet article « Eveil de nos cinq sens ». En effet, l’évocation et le partage de nos « Madeleines de Proust » met toujours en éveil le souvenir d’une saveur, d’un parfum, d’un son, d’une matière touchée ou d’une image.

Si vous nous suivez déjà, vous savez peut-être que, chaque samedi, nous partageons et offrons un jeu d’écriture créative dans le groupe L’instant Plume, écriture à retrouver sur Facebook, par ici : Notre groupe privé L’instant Plume, écriture créative. Les membres du groupe peuvent ainsi se laisser inspirer, déposer leurs mots ou, simplement, lire les inspirations.

🤍 Aujourd’hui, je partage sur notre blog notre Instant Plume en vous invitant à déguster une madeleine. Ce petit gâteau traditionnel lorrain, à la forme d’un coquillage, qui évoque aussi la fameuse « madeleine de Proust ».🤍 

En effet, Marcel Proust décrit dans les pages 📖 d' »A la recherche du temps perdu » comment le souvenir d’un rituel de son enfance a ressurgi en trempant une madeleine dans du thé ☕️. On parle donc de « madeleine de Proust » pour tout phénomène faisant revenir un souvenir à la mémoire de quelqu’un. Ca peut être un objet du quotidien, un geste, un son, une odeur…

🤍 J’aime beaucoup l’idée d’associer nos cinq sens à nos madeleines de Proust, merveilleuses traces de nos souvenirs 🌟.🤍 Je vous invite à fermer les yeux un instant, à prendre le temps de faire revenir une de vos « madeleines de Proust » et à la partager ici, en commentaire de cet article, ou dans Notre groupe privé L’instant Plume, écriture créative en quelques mots, ou un peu plus, si vous le souhaitez ✏️.

🤍 Et je partage déjà ici, avec vous, ma « madeleine » préférée : le doux bruit de la fermeture éclair d’une tente de camping, souvenir associé aux vacances familiales de mon enfance 🏕.

Un petit mot sur nos ateliers d’écriture en ligne avant de vous dire à bientôt. Nos ateliers se déroulent via Zoom et sont réservés à 6 personnes maximum afin d’en préserver la convivialité. Pour découvrir ou redécouvrir la magie de l’écriture créative, n’hésitez pas à réserver votre place pour notre prochain atelier que j’ai nommé « Ensemble » et que j’aurai le plaisir d’animer, le 9 septembre 2021. Vous pourrez ainsi continuer à bénéficier de notre tarif promotionnel de 15 €.

Pour découvrir cet atelier et réserver votre place, si vous le souhaitez, c’est par ici : atelier d’écriture « Ensemble ».

Frédérique Guillaumat, co-fondatrice avec Mélissa Cadarsi, de F et M, écriture créative.

Envie de vous inscrire à notre newsletter et de recevoir votre cadeau de bienvenue : c’est par là.

Pour nous retrouver sur les réseaux sociaux : * Notre page Facebook – **Notre groupe privé L’instant Plume, écriture créative

📷 libre de droits : Jonathan Pielmayer @Unsplash

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A… comme Arbre

Les arbres s’élancent à l’assaut du ciel. Bravant béton et sécheresse, ils plantent leur racines puissantes profondément dans le sol jusqu’à accrocher le basalte. Gris sur brun, à les regarder, on les croirait faits du même sang. Au sol, les rares herbes se débattent pour trouver de l’eau. Un paysage désolé et soudain troublé. Du ciel lourd, de larges gouttes tombent. Espacées les unes des autres, elles descendent dans une verticalité parfaite pour venir s’étaler sur le sol, sur la pierre, sur le bois. Des taches apparaissent et finissent par se confondre. Un temps, les matières absorbent la pluie. Assoiffées, elles semblent se gorger sans fin. Quand l’averse s’arrête le ciel redevient clair en quelques minutes seulement. Un soleil de plomb vient heurter le paysage. Tout étincelle de reflets, de lumière. Le jour pourtant est sur le point de tomber. Mais il semble comme suspendu à un fil, attendant un signal pour décliner.

Le chien est trempé. Ses poils collés à sa peau le font plus maigre qu’il ne l’est déjà. Il secoue son corps pour se sécher puis va se désaltérer à la flaque d’eau là-bas, seul souvenir de l’averse. Au village, où il s’est parfois risqué, on le dit « errant » ou « pelé »… On le chasse à coups de pierres et de bâton. Peu lui importe, il se sait le gardien de ce lieu désolé et aime cette solitude faite de béton et de sécheresse. Il joue un moment avec les derniers reflets du soleil sur le mur puis s’assoit là, à l’ombre de cet arbre, et attend la fin du jour.

Texte écrit, à quatre mains, lors d’un atelier d’écriture en octobre 2014 par Frédérique et Mélissa, heureuses co-fondatrices de F et M, écriture créative. En s’inspirant d’une photo* prise sur le site du Lazaret, à la Grande Chaloupe, à La Réunion, Mélissa a planté le décor et l’atmosphère avant que Frédérique ne mette en scène le chien.

*photo : Frédérique Guillaumat.